L’évolution suit le climat

Les chênes se sont rapidement adaptés aux variations climatiques de l’Anthropocène

Communiqué de presse — INRAE, 6 janvier 2022.

Avec l’accélération du réchauffement climatique due aux activités humaines, la question de la vitesse d’évolution et d’adaptation des arbres est au cœur des préoccupations actuelles des chercheurs et forestiers.

UNE ADAPTATION OBSERVÉE EN QUELQUES GÉNÉRATIONS

Les chercheurs d’INRAE, de l’ONF, du CEA ainsi que des universités d’Uppsala (Suède) et de Zhejiang (Chine) ont étudié l’évolution des chênes de trois forêts françaises au cours des trois derniers siècles, de la période froide du Petit Âge glaciaire au réchauffement dû aux activités humaines.

Leurs résultats, publiés le 5 janvier dans Evolution Letters, montrent que les chênes évoluent rapidement et sont capables de s’adapter aux variations climatiques en quelques générations.

D’après ces conclusions, les gestionnaires forestiers auraient ainsi intérêt à raccourcir les générations et à favoriser la régénération naturelle des forêts afin de faciliter l’évolution rapide des peuplements.

TROIS SIÈCLES D’ÉVOLUTION ÉTUDIÉS

Les chercheurs ont réalisé une analyse rétrospective de l’évolution des chênes entre 1680 et aujourd’hui, une échelle de temps qui a vu se succéder la période froide du Petit Âge glaciaire (1450–1850) et la période chaude de l’Anthropocène, depuis 1850 jusqu’à l’époque actuelle.

Ces travaux avaient pour objectif de comprendre comment les populations de ces arbres ont réagi aux différentes variations climatiques.

Concrètement, les scientifiques ont séquencé et analysé le génome entier de 600 chênes provenant de trois forêts françaises : Tronçais dans l’Allier, Réno-Valdieu dans le Perche et Bercé dans la Sarthe.

Les arbres ont été répartis en quatre cohortes selon leur âge : la première avec une moyenne d’âge de 340 ans, la seconde de 170 ans, la troisième de 60 ans et la dernière de 12 ans.

Les scientifiques ont étudié les variations dans les fréquences des allèles observables dans le génome des quatre cohortes et les ont mises en relation avec l’évolution du climat, notamment avec la fréquence d’événements extrêmes tels que des hivers rigoureux ou des sécheresses extrêmes.

SOURCE

INRAE — « L’évolution suit le climat : les chênes se sont rapidement adaptés aux variations climatiques de l’Anthropocène »

Publié le 6 janvier 2022.

Consulter le communiqué original sur le site d’INRAE

Crédit photo : INRAE — Corinne Enard.

NOTE INSTITUTIONNELLE ACTUELLE

L’ancienne formulation éditoriale selon laquelle « tant que l’Arbre n’aura pas de statut juridique il ne sera pas protégé » ne correspond pas au Cadre officiel actuel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre.

La protection de l’Arbre ne dépend pas de l’attribution d’une personnalité juridique.

La Déclaration universelle des droits de l’Arbre ne confère pas, par elle-même, de personnalité juridique aux arbres, de capacité processuelle autonome ni de transfert de compétence.

Elle affirme un cadre de principes fondé sur la reconnaissance de l’Arbre comme être vivant sensible, source de Vie et bien commun de l’humanité, ainsi que sur la responsabilité particulière de l’être humain à son égard.

Dans son prolongement est développé le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre. Il s’agit d’un projet d’instrument juridique international en cours d’élaboration et de réflexion ; ce n’est pas, à ce jour, un traité international en vigueur.

Signer la pétition pour la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Découvrir le projet de Convention internationale des droits de l’Arbre

Consulter le Cadre officiel de la Déclaration universelle des droits de l’Arbre

Mise à jour doctrinale et institutionnelle : 13 août 2026